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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 09:05

Whoua !!! Nom de Diou !!! C’est quoi ce truc ? C’est quoi cet OVNI ?!? C’est à vous que je parle, oui, vous, ceux qui savent mettre leurs cerveaux en position off, ceux pour qui « Blair Witch Project » a été un souvenir mémorable de trouille viscérale et « Godzilla » un film ultra généreux à défaut d’être intelligent… Les autres, bah, on va pas leur mentir, « Cloverfield » n’est pas franchement pour eux…

On va faire rapide ( mais efficace ) sur les présentations : Matt Reeves, le réalisateur ( et aussi scénariste de « The Yards » de James Gray, ça vous en bouche un coin, non ? ), n’a pour l’instant tourné que pour le petit écran, et c’est certainement là que notre p’tit gars a du croiser M. J.J. Abrams, vous savez, le producteur derrière « Lost », la série qui fait tripper même si on ne comprend plus rien dés la 2nd saison. Et tous les deux, un jour, ils se sont dit : « Et si on lancé un super buzz sur le web ? On parle d’un gros truc qu’on sait pas ce que c’est qui détruit Manhattan, et si ça marche, on écrit l’histoire après, t’en penses quoi ? ». L’autre a certainement dit : « Super !!! », et c’est comme ça qu’avant même les premières images, le film était déjà certain de rentrer dans ses sous… Mais quel film ! Bon, alors, c’est certain, le trois quart du temps, on se fait un peu chier. La présentation des personnages est ultra lente et conventionnelle : déjà que les histoires de cœur à la sauce américaine me font chier filmées en cinémascope et 35 mm, alors en DV style « film souvenir », j’vous raconte pas… Mais lorsque ENFIN ça déboulonne de partout, lorsque Manhattan est à feu et à sang, nom de diou de nom de diou !!! Allez, ça prend peut-être 15 min sur l’ensemble du film, c’est sûr, c’est trop peu, et c’est aussi le principal défaut du film, tant le reste est plat et sans psychologie, mais je vous jure mes grands Dieux, que je serais prêt à payer 10 € uniquement pour voir sur grand écran uniquement ces purs instants de bonheur. Parce qu’on n’a jamais vu ça. JAMAIS. Et j’irai même plus loin : prenez votre ticket, et allez bouffer une crêpe. Revenez dans la salle au bout d’une heure, juste pour voir la scène de l’évacuation en hélicoptère. Moi, j’en frémis encore, j’ai cru que j’allais pleurer dans mon siège, parce que Reeves et Abrams m’ont enfin filé LE plan que je rêvais de voir, le truc EN-OR-ME qu’aucun autre réal’ n’avait réussi à faire ( sauf peut-être Gans dans « Silent Hill » ) : une vision de l’enfer sur Terre…

Mais là où le film ( en tant qu’objet, pas en tant qu’œuvre ) est encore plus intéressant  c’est qu’il est un instantané de l’Amérique de nos jours. Petit court ( tout petit ) d’histoire…

En 1954, le Japon, par le biais du réalisateur Ishirô Honda, enfante de « Godzilla », exorcisme kitsch des horreurs de Hiroshima et Nagasaki, aujourd’hui ancré dans la culture nippone. Même si le cinéma américain avait déjà abordé le 11/09 dans ses films, il ne l’avait jusqu’alors jamais fait de manière si évidente, si digérée. La scène de la première attaque semble littéralement pompée sur ces images traumatisantes des passants errants dans les rues tels des zombies recouverts de poussière, que la télé nous avez transmises en boucle. Et à cela J.J. Abrams rajoute une couche en multipliant les allusions aux médias, avec ces gus qui, en pleine catastrophe, sortent leurs téléphones portables pour ne rien manquer. Non pas que le réal’ soit un auteur qui s’érige en messager, mais on ne peut nier que le film reflète peut-être mieux que beaucoup d’autres le malaise toujours immense causé par l’horreur du terrorisme, comme ce fut ( et c’est toujours d’actualité ) le cas avec les bombes et le Japon.

Enfin, bon, le film reste quand même une bonne grosse série B, toute flagada niveau psycho, mais je vous promet que 15 minutes de cette trempe, avec en plus un final assez loin des éternels happy ends, ça vaut bien 1 heure de glandouille… Putain de putain de putain de 15 min !!!!

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Published by Alain Cochois - dans Cinéma
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commentaires

Alain 14/02/2008 13:10

C'est clair, j'aurais peut être été moins indulgent si j'avais casqué pour le voir... Puis c'est vraiment un phantasme de geeks, ces 15 min, donc pas trop top pour ceux qui aiment ni plus ni moins ce genre de bisserie...

Corinne 14/02/2008 12:51

Ben nous on doit faire partie des autres dont tu parles au début de ta critique parce que franchement, on s'est..... ennuyé ? C'est le terme. Je te l'accorde, il y a 15mn où c'est bon, mais aller au ciné et payer 9 € pour 15mn et passer le reste du film à voir tout trouble sauf les scènes soit disant "romantiques" qui avaient été filmées en couleur avant l'action, ben ça met les boulettes. Heureusement que nous on l'a vu sur notre canapé parce qu'on l'avait téléchargé. Mais j'ai été bien déçue.

Alain 12/02/2008 14:30

J'ajoute aussi l'habilité du caméraman, ce gars pourrait postuler au Cirque du Soleil, parce que filmer en on stop, que ce soit en escaladant un immeuble ou attaqué par un alien, c'est franchement du grand art... Mais ces plans du monstre... Nom de diou !

Miss Ln 12/02/2008 13:47

Quand on sort de la salle, on se dit wah ils pourraient faire une suite à Paris à présent et puis on se dit que la situation du New-york "post trauma" du 11 septembre n'est pas transposable. Et puis on revient sur l'ingénierie du scénario, en effet l'idée de génie c le point de vue de cette histoire tout ça grâce à la caméra et on rebalaye tous les subterfuges scénaristiques qui permettent d'arriver au terme de l'histoire. On sera indulgent sur le record d'autonomie des piles de ce caméscope. surtout en mode nuit, surtout en utilisant la torche du caméscope. et sans oublier la robustesse de l'appareil. il chute souvent c'est effarant. Au final, Cloverfield restera pour moi une bonne avant-première. L'histoire de 2 amoureux sur le thème faut-il rester ensemble ou vaquer à ses priorités (quitter manathan pour le japon, se sauver ou se retrouver) et le reportage d'une grosse bêbête qui se promène à Central Park un peu comme un hippopotame dans un magasin de gratte-ciels