Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 15:13

Mardi 12 février 2008, les rencontres Green Drinks Marseille changent de formule.

1. Au lieu du deuxième jeudi du mois, la prochaine rencontre aura lieu le Mardi pour être accessible au plus grand nombre et pour laisser la journée du 14 aux amoureux !

 

2. Pour que ces rencontres deviennent la tribune de concepts et projets, la rencontre du Mardi 12 février se déroulera autour du thème des créatifs culturels avec comme illustration le projet EcoSapiens. 


La présentation débutera aux alentours de 20h.


Lieu, date et heure de RDV

Rackham Le Rouge

39 rue de la Paix Marcel Paul

13001 MARSEILLE

(Au dessus du cours Estienne D’Orves)

Mardi 12 février à partir de 19h

 

Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Nature
commenter cet article
22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 23:56

Nick Hume ( Kevin Bacon ) est un homme noyé sous le bonheur : très belle femme ( Aisha Tyler, j’connaissais pas, mais elle est effectivement très belle ), beaux gosses, belle maison, boulot qui rapporte pépètes, non, ne plaignons pas Nick. Enfin, oui, mais seulement après le meurtre par un gang de son préféré d’aîné. Parce que du coup, rien ne va plus : la justice qui fait mal son boulot, une très belle femme ( Aisha Tyler, je ne co… Quoi ? Déjà dit ? ) en larme… Nick craque, et décide de se faire justice…

Difficile pour le coup de parler de « Death sentence » sans trop en dévoiler. Parce qu’il a tout les symptômes du film-à-message-qui-l-a-pas-fait-exprés. Qui a vu le 1er « Saw » sait que son réalisateur, James Wan, n’est pas un auteur à proprement parler. Efficacité toute relative de sa mise en scène lourdingue, scénario qui tient sur un papier à cigarette… Mais notre homme étonne la planète ciné lorsqu’il décide de quitter la franchise qui vole vers Saw 6 et Saw 7 à l’heure qu’il est. Non, monsieur veut faire de vrai film. Et au vue des résultats mitigés de son 1er effort « Dead Silence », qu’il décide de continuer en solo sans retour par la case Jigsaw, c’est plutôt la preuve d’une réelle volonté de se forger son univers. Mais de là à s’attaquer au sujet ultra délicat de la vengeance, c’est une autre paire de manche.

« Death sentence » renvoie à 3 films auquel il s’apparente sous certains aspects. Bien entendu, le premier est « Un justicier dans la ville », où cette vieille trogne de Charles Bronson dégommait avec son gros flingue les méchants qui ont violés et torturés ( n’en jetez plus ! ) sa femme et sa fille. Il est clair que James Wan est beaucoup plus à l'aise avec les bastons que Michael Winner, ce qui nous donne d'ailleurs droit à deux ou trois passages bien tendu et généreux. Pourtant, notre réalisateur ne tire du " Justicier.." que la trame de base et, bizarrement, l’aspect cuir et gros flingue de son gang. Fait d’autant plus étonnant que le 2nd film cité « malencontreusement » est l’excellent « Crossing Guard » de Sean Penn où Jack Nicholson s’apprête après six ans d’attente à venger la mort de sa fille en tuant son meurtrier sous le point de sortir de prison.

James Wan veut être sérieux. Son sujet l’est, et il veut donc le sortir du carcan du film à moitié fascisant de Winner, pour le mener vers l’étude de personnages magistrale de Penn. A ce jeu, il réussit tout de même à rendre le personnage de Kevin Bacon ( toujours aussi excellent ) consistant, vrai. Peut-être pas profond, mais réellement pris par le doute et la douleur. Or deux choses le ramènent sur Terre : Penn film avant tout une histoire AVEC des personnages, et pas un personnage ET son histoire ( pas un seul rôle secondaire n’arrivent à rendre la pareil à Bacon, si ce n’est un John Goodman E-NOR-ME, mais trop peu présent ). Et surtout, Penn choisit de parler du désir de vengeance, et non de son exécution, et cela change tout.

D’où le 3ième film, « Chute Libre », dans lequel un pauvre gus à bout de nerf ( Micheal Douglas ) pète un câble et explose au bout milieu d’un embouteillage, avant d’aller foutre le bordel en ville. Même parti pris du quidam qui devient ennemi public, de la police qui tente de le neutraliser tout en le comprenant, même volonté que celle de Schumacher à l’époque, à savoir faire un film sérieux, et… mêmes défauts. Nos deux gars sont les produits d’un ciné américain loin d’être finaud, et ils n’ont pas la carrure d’un Penn pour prétendre faire autre chose qu’un film tout public un peu plus noir que la moyenne.

Nous voilà donc avec un film hybride qui dépoussière le thème de la vengeance ( « Un justicier… » ), pour leur donner une crédibilité d’auteur ( « Crossing… » ), avec les tics fatiguant des bons gros films américains ( musique mélo collée sur des gens qui pleurent, ou regard qui tue avant de sortir son gros flingue, c’est au choix ). Un film qui, ne sachant pas où poser son cul, finit par délivrer un message étonnant pour une production américaine… Car Wan, dans un final surprenant, et à force de ne jamais être clair dans ses intentions ( le gang est composé de gros cons qu’on aime voir se faire dégommer, mais Kevin Bacon est suffisamment touchant dans sa douleur pour que nous ayons envie qu’il retrouve la paix et arrête le massacre ), finit par nous dire que la violence, c’est pas si mal, suffit juste de l’assumer… Car si Nick Hume vit un tel cauchemar, c’est parce qu’il n’est pas assez habité par elle, parce qu’il n’assume pas son envie profonde de vengeance !

Pour étayer mes propos, il me faudrait citer plusieurs passages durant lesquels Wan bascule en peu de temps du pacifisme mielleux à la détermination de tuer. Je préfère, comme je l’ai déjà dit, que les gens découvrent et ressentent sur l’instant, plutôt qu’ils acceptent une analyse qui n’engage que moi. Mais c’est ce doute du réalisateur si palpable à l’écran qui fait de « Death sentence » un film viscéral au sens propre du terme, comme si James Wan ressentait lui-même l’attirance / répulsion propre à la haine. Du coup notre réalisateur se retrouve responsable d’un film à message « par accident ». Et quand on voit l’ambiguïté dudit message, ça laisse assez perplexe…

Repost 0
Published by Alain Cochois - dans Cinéma
commenter cet article
18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 15:57

La Cumbia Chicharra en concert
Samedi 26 janvier à 21h30
"Passage des Arts"
9 rue Guy Mocquet - Marseille 1er 

Entrée : 5 €

http://www.myspace.com/lacumbiachicharra

Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Concert
commenter cet article
18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 09:12

Avis à tous les célibataires du blog des potes ! 


Pour démarrer l'année avec un peu de douceur, je vous propose une petite soirée "célib" :
 

vendredi 25 janvier 2008
au Berny’s Cafee
11 av Jean et Marcel Fontenaille
AIX EN PROVENCE tel 04 42 57 70 67


C’est Bernard, le patron de ce restau qui lance cette formule au tarif de 18€ la soirée comprenant : la sono, le buffet, le cocktail, la salle. Toute conso supplémentaire sera payante à un tarif raisonnable.

C’est une première en espérant qu’il y en aura d’autres et que les satisfait(e)s reviendrons en rameutant d’autres, qui, eux aussi rameuterons...etc

Vous l’avez compris, le succès de cette soirée dépend de nous tous, appelez-moi si vous voulez en savoir +, quoique je n’en sais pas beaucoup +, au 06 10 76 43 69.

Pour ma part j’y serai, et serais ravis que vous m’y rejoigniez.

Biz à tous

François Jouffroy

Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Restaurant
commenter cet article
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 13:43

  SAMEDI 19 JANVIER 2008

JOURNEE EUROPEENNE

CONTRE L'ENFERMEMENT

DES ETRANGERS

 

Une politique inhumaine et coûteuse 

Sarkozy est passé au stade industriel de sa politique d’internement et d’expulsion des étrangers en entrant dans une "course au chiffre". De 9 000 expulsions en 2003, l’objectif a quasiment triplé en 5 ans pour atteindre 26 000 pour 2008 ! Sachant qu’une expulsion coûte 10 000 à 15 000€…

Les rafles de sans-papiers sur la voie publique ou à domicile (y compris des enfants) se multiplient pour atteindre l’objectif chiffré annuel créant ainsi volontairement un climat de peur, afin que les sans papiers restent terrés sans possibilité de revendiquer leurs droits. Un certain nombre de citoyens sans papiers, pour échapper à la capture, se sont enfuies par les fenêtres, se blessant gravement, ou se tuant.

Les Centres de Rétention Administrative (CRA) : Des prisons pour étrangers ! 

Ces CRA, toujours plus grands et plus nombreux, s’assimilent aujourd’hui à des camps de rétention pour satisfaire à la politique du chiffre. A Marseille, celui du Canet, est une bâtisse qui a coûté plus de 17 millions d'euros à la collectivité. Ouvert en juin 2006, il compte 136 " places " et un tribunal ! (qui statue sur les maintiens en rétention des personnes arrêtées). On y " retient " des étrangers dont le seul crime est d’être dépourvus de titre de séjour. Il remplace celui d’Arenc (lugubre hangar créé clandestinement en 1964 et qui n'a été officiellement reconnu qu'en 1981).

Ce nouveau centre, l’administration l’a voulu plus " humain ", notamment pour pouvoir y enfermer des familles (plus de 300 enfants ont été enfermés en France en 2007). Mais c’est en réalité un univers carcéral : verrouillage électronique, chambre d’isolement pour les éventuels récalcitrants, visites au parloir, " promenade "… 

La résistance des sans papiers 

Dès lors, quel espoir pour les personnes retenues et vouées à l’expulsion vers leur pays d’origine, même si elles n’y ont plus d’attaches, même si leur sécurité n’y est pas assurée, même si leur vie, leur famille, leur travail, leur scolarité, leur avenir sont ici ? Les actes de désespoir se sont multipliés dans les CRA en 2007 : grèves de la faim, auto-mutilations, tentatives de suicide… En décembre 2006 un jeune homme turc de 22 ans, était retrouvé pendu dans sa "chambre" au centre de rétention de Marseille.

Et pourtant, les mobilisations récentes dans les CRA d’Ile de France témoignent, malgré la répression, du courage des Sans Papiers à lutter pour leur dignité.

La directive européenne de la honte 

Actuellement, la durée maximale de rétention en France est de 32 jours mais une directive européenne pourrait en 2008 la faire augmenter jusqu’à 18 mois ! Il y a urgence à signer la pétition contre cette directive, à interpeller les députés européens, à soutenir l’action des sans papiers.

  
NON AUX EXPULSIONS
REGULARISATION DES SANS PAPIERS

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CENTRE DE RETENTION

Angle Bd des Peintures/Bd Casanova, 13014 Marseille, métro Bougainville

SAMEDI 19 JANVIER à 15h

Collectif Sans Papiers 13 06 30 39 27 24 c.sanspapiers13@yahoo.fr

Réseau Education Sans Frontières

06 31 32 48 65 resf13@no-log.org www.educationsansfrontieres.org
Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Culture
commenter cet article
16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 00:03

Bon, mes amis, les temps sont durs. On regarde le petit écran, et on est épaté par toutes ces séries, « 24 », « Oz », ces petits trucs tout énervé et vachement jouissif ( voir très intelligent pour la seconde ). Et on ne se rend même plus compte du mal que fait la télé au cinéma.

 David Slade aussi, c’est un énervé. Après un « Hard Candy » tordu et même trouble par moment ( un homme se fait séquestrer par une gamine qui le prend pour un pédophile… sans qu’on sache si c’est vrai ), il nous pond l’adaptation d’un comics pour adultes, « 30 days of night ». L’histoire d’un village de l’Alaska assailli par une horde de vampires alors qu’il s’apprête à vivre un mois sans soleil… Le film fait son buzz sur la toile, et tout le monde bave d’espoir. Parce que la référence du réalisateur pour son film n’est ni plus ni moins que LE maître de l’horreur des années 80 : John Carpenter. Quand j’ai lu ça pour la première fois, une larme a coulé doucement sur mon visage rêveur… Ah, « Fog », « The thing », « Prince of Darkness », des pelloches à trembler pendant 24 h.

C’est donc sûr de mon choix que je me cale dans mon siège, préparé pour le grand flash back en forme d’hémoglobine… Et je sors en maudissant la télé.

« 30 jours de nuit » n’est vraiment pas un mauvais film. La bande son oscille entre musique industrielle et plainte, Josh Hartnett est très convaincant dans le rôle du shérif « qui-flippe-mais-tient-son-rang », c’est parfois très gore, mais hormis deux ou trois plans chocs, sans surdose, et les attaques de vampires sont suffisamment fulgurantes et sauvages pour faire fermer les yeux à votre voisin(e). Mais quand on voit la fulgurante beauté de certains plans, on se dit que Slade aurait pu faire mieux. Que ce soit celui d’ouverture et ce cargo pris dans les glaces, ou encore ce mouvement de caméra qui nous fait survoler les rues du village en plein chaos, on aperçoit ce qu’aurait pu être le film entre les mains de Carpenter et sans la suprématie de la fiction câblée.

Entre les mains de Carpenter parce c’est typiquement la trame de base qui sous-tend tous ses films. Ce gars avait été traumatisé par le « Rio Bravo » de Howard Hawks ( dont « Assault » du même Carpenter est un remake tout juste déguisé ). Trois gus, des dizaines de méchants, et on tient le fort. Et v’là t’y pas que le même gus réalise un remake à deux doigts de supplanter l’original de « The things »… de Howard Hawks. Alors un film avec un village, trois paumés, le tout dans la neige et des tas de vampires, c’était pour lui. Et Slade le sait. Il tente de faire du Carpenter, il fait son hommage comme il peut, mais il oublie une chose, ce qui fait que les films du maître sont des classiques : la gestion de l’espace.

On ne plante pas sa caméra à 1 mètre voire moins de ses comédiens lorsqu’on veut faire ressentir que le danger est partout. On ne fait pas débouler les vampires dans le champ si on veut faire naître un sentiment d’oppression chez le spectateur. Les idées sont là : la mise à mort d’un des personnages avec lequel les vampires jouent comme des chats avec une souris aurait dû être un moment très fort du film si Slade avait appris les leçons de Big John : montrer les choses de manière fluide, calme, grâce à des mouvements souples en contradiction avec la sauvagerie de ce qui est montré ( méthode que Peckinpah avait poussé à l’extrême des années plus tôt avec ses ralentis en pleine tuerie ). Non, Slade filme « dans l’air du temps », avec des plans rapprochés et montés si rapidement par moment que l’action devient presque illisible. Vous savez, comme dans ses séries où ça bouge de partout, et où la distance entre comédiens et caméras est ramenée à une peau de chagrin. Voilà comment on fait des films de nos jours pour plaire aux djeuns… En pompant sur la télé, parce c’est elle, malheureusement, qui est la plus novatrice ces dernières années. C’est elle qui a pris la place que le cinéma avait tenu dans les années 70 : un laboratoire visuel où presque tout est permis. Alors que dans ces quelques plans aériens, Slade prouvent qu’il sait aussi faire de grandes et belles séquences… Mais c’est has been, maintenant.

Du coup, on ne peut pas dire que ce soit un mauvais film. Il est dans l’air du temps. Et je pense à Kundera pour qui « être dans le vent est une ambition de feuille morte » avant de me dire que, oui, je vais certainement me recaller « The Things » de Carpenter…
Repost 0
Published by Alain Cochois - dans Cinéma
commenter cet article
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 12:00
Ce soir on va voir "Into the Wild" au ciné Madeleine à 21h00
Emmanuelle
Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Cinéma
commenter cet article
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 09:51
Bonjour blogdespotes !

 

Je recherche tout vêtement ou accessoire susceptible de faire l'affaire pour un déguisement de "vamp". Blouse de ménagère, charentaises, bas de contension et autres lunettes triple foyer sont les bienvenus! Evidemment c'est juste pour un emprunt, pour me déguiser lors du carnaval de mon école. (Et oui, je suis encore à l'école, quelle loose...)

 

Merci !
Marielle

Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Service
commenter cet article
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 09:02

EDITION 2008
11, 12 et 13 avril - Magny Cours

L'édition 2008 du Bol d'Or Classic aura lieu les 11, 12 et 13 avril prochain sur le circuit de Nevers Magny Cours. Un week-end placé sous le signe de l'émotion et de la nostalgie pour tous les passionnés de compétition et de motos anciennes.

 Au programme, vous pourrez retrouver une course d'endurance classique de deux fois deux heures réservée aux motos à partir de 500 cm3 produites entre 1960 et 1980 ainsi ques des démonstrations. Le BOC 2008 accueillera toujours le Ton Up le vendredi et des séries de démonstrations le samedi et le dimanche entre les essais et les courses.

http://www.boldorclassic.com/site/accueil.php

Perso, j'y vais avec ma tente, mon duvet et mon pack de kro, qui m'aime me suive...
Julien

Repost 0
Published by Emmanuelle - dans Sport
commenter cet article
14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 23:26

Après les habituelles bandes des différents producteurs, une série de photos défilent sur fond de jazz. Des descentes de police, des fouilles, des interpellations musclées, un corps de femme, le tout en noir et blanc, comme tirées des années 70. Noir, le titre, puis un plan sombre, sublime, de Joaquin Phoenix, sortant de l’ombre d’un couloir, le regard triste. Il pourrait regarder le corps mort d’un être cher, mais la femme qui l’attend ( Eva Mendes ) est belle et bien vivante. Ils sont sur le point de faire l’amour, mais on l’appèle: il doit retourner à son job. Il se rhabille, sort de la pièce, et nous entraîne vers son lieu de vie dans un mouvement de caméra aérien : sa boîte de nuit. Un panneau nous avertit : New York, 1988.

En trois séquences, James Gray nous transporte des années 70, pour nous ramener aux années 80 par le biais d’un plan d’une beauté à pleurer. Le ton est donné : c’est une œuvre que nous allons regarder.1994 : Little Odessa. 2000 : The Yards. 2007 : La nuit nous appartient. 3 films en 13 ans, James Gray est un réalisateur rare. Comme Terence Malick, ces films sont attendus, plébiscités, sélectionnés à Cannes. Et pourtant, lorsqu’on les regarde, ils semblent intimistes, réalisés pour nous. « La nuit nous appartient » est un tout, une tragédie grecque, voire un film christique, peint avec une caméra, surlignée par une musique au diapason de la beauté formelle des images qui défilent. Pourquoi mettre en avant un comédien plus qu’un autre ? Pourquoi décomposer les séquences en plan ? Gray, avec la générosité propre aux cinéastes qui aiment leur art, nous offrent sur un plateau une perfection faite cinéma.

Mais il sait aussi qu’un film, c’est des moments forts, des climax, des révélations. Il sait aussi que le genre du film policier a ses stéréotypes. Certains diront qu’il est adepte des raccourcis scénaristiques. Qu’importe. Lui, ce qu’il veut nous raconter, c’est l’histoire d’une famille où être flic est un devoir. Or Bobby ( Joaquin Phenix ) a choisi la liberté et gère pour le compte d’un vieil homme russe une boîte de nuit, tandis que son frère, Joseph ( Mark Walhberg ) suit les traces de son Commandant de père, Burt ( Robert Duvall ). Mais la tragédie suit son chemin, et Bobby va devoir très rapidement choisir son camp… si choix il y a vraiment.

Alors savoir comment les flics vont arrêter les méchants, ou comment les méchants arrivent à tromper les flics, ce n’est pas le plus important. Par contre, la douleur d’un fils rejeté, l’amour et filial, et fraternel, qui le pousse à mettre en danger sa propre vie, çà, ça mérite un film. Une œuvre. Avec des morts, des trahisons, des larmes, des moments proches du cauchemar. Raconter ses instants superbes, c’est tuer le bonheur douloureux de les découvrir. Du coup, je suis gêné. Parce que j’ai beaucoup de mal à parler de chef d’œuvre. Un terme si souvent galvaudé qu’il ne veut plus dire grand chose aujourd’hui. Mais avec « La nuit nous appartient », James Gray se hisse au niveau de Scorcese, ou du Ferrara de « Nos funérailles ». Avec son style, son approche, et cette poésie visuelle éblouissante qui lui est propre. Un maître parmi les maîtres.

Repost 0
Published by Alain Cochois - dans Cinéma
commenter cet article