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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 10:54

Vendredi 29 août, 20h – Marseille

De l’Inspiration aux Solutions : « Marseille, capitale des solutions », à l’Hôtel de la Région

Venez à la rencontre des entrepreneurs sociaux du territoire marseillais et inspirez-vous de leurs solutions les plus innovantes.

Avec Laurent Laïk (La Varappe), Marie Trellu-Kane (Unis-Cités), Habiba Addi (ELMAS) et Nadia Sammut (Withlove-Allergenfree).

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Moi j y vais et vous ???

.J

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Published by Emmanuelle - dans Cinéma
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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 10:37
Chers amis,
Nous profitons de notre arrivée au festival de Cauberotte  (Gers), pour partager avec vous la suite de notre aventure ainsi que certaines bonnes nouvelles concernant la sortie du film…

Tout d'abord, sachez que lors des manifestations estivales où le film était présenté, nous avons constaté un certain nombre de symptômes préoccupants chez la plupart des spectateurs en contact avec le film. 

Notre équipe a pu répertorier les maux dont ils souffraient :  « regain brutal d'énergie », « envie de participer à la transition sociétale », « besoin d'explorer son intériorité » « désir de se reconnecter avec la nature et de reparler à ses voisins». Face aux risques de contamination à grande échelle de la population française déprimée, un distributeur nous a contacté afin de projeter le film en milieu confiné "type salles obscures". Etant donné la tournure des événements nous avons opté pour l’accompagnement de professionnels pour faciliter le passage d'En Quête de Sens dans vos cinémas de quartier. 
Pour franchir cette étape périlleuse et délicate, le mouvement Colibris déjà contaminé par ces symptômes, s'est également porté volontaire pour nous prêter main forte. Nous avons donc deux nouveaux partenaires qui rejoignent notre équipe de 963 coproducteurs. Cette nouvelle configuration implique des délais supplémentaires pour coordonner les différents acteurs, réaliser les démarches juridiques et réussir le lancement officiel du film. Nous travaillons d’ores et déjà sur tous ces aspects et pouvons vous dire qu'une tournée d'avant premières en salles aura lieu en fin d'année. Elle sera suivie d'une sortie nationale au cinéma mi-janvier, les DVD devraient donc être disponibles en avril, soit trois mois après la sortie en salles comme l’exige la réglementation. Nous élaborons en parallèle un modèle qui permettra aux associations de diffuser le film.
 
Nous vous reparlerons de tout ça plus en détails très prochainement. En attendant nous sommes très heureux de pouvoir porter ce message auprès du plus grand nombre grâce à votre soutien !

Bel été à tous 

L'équipe du film En Quête de Sens
Retrouvez les prochaines projections sur enquetedesens-lefilm.com

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www.enquetedesens-lefilm.com
https://www.facebook.com/enquetedesenslefilm


 
Kamea Meah Films
Nous contacter
contact@enquetedesens-lefilm.com
http://enquetedesens-lefilm.com/
 
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Published by Emmanuelle - dans Cinéma
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 19:33

Salut à toutes et à tous,

Comme certains d'entre vous le savent déjà, je suis en  train de préparer la réalisation de mon prochain film : KOKOÏ
J'ai déjà demandé une aide au CNC, mais sans succès. Cependant, je souhaite malgré tout le faire.
Pour cela, j'ai trouvé des bénévoles (comédiens et techniciens), mais je trouve normal qu'ils ne soient pas en plus de leur poche.
Du coup, j'ai budgétisé un peu tout le nécessaire et je passe par un site faisant appel à la coproduction.
(Si vous connaissez, c'est le même principe que mymajorcompany pour les musiciens.)
Je vous laisse découvrir le projet en mettant le lien suivant : http://fr.ulule.com/kokoi/
En gros, ce que je demande, c'est votre soutien à tous.
Le principe est que pour une somme précise(allant de 5 € à 100 €), vous avez une contre-partie.
Le but est d'atteindre au minimum la somme totale dont j'ai besoin.
J'attire votre attention sur le fait que si je ne l'atteins pas, je n'aurai rien, ne laissant pas la chance à mon projet d'aboutir.
N'hésitez pas à m'appeler pour d'éventuelles questions, et à faire circuler le message autour de vous.
Je vous fais confiance, j'ai besoin de vous.
Cordialement,
Yann
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Published by Emmanuelle - dans Cinéma
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 15:54
Bonjour à tous !

Oui, je sais, je me suis fait trés rare ces derniers mois. Mais il faut dire que mes critiques ciné ne me paraissaient pas particulièrement en phase avec le blog des potes... Un lieu convial pour les marseillais, se filant rencard et se donnant des news, plus qu'un lieu pour mes délires cinéphiles...

Mais je ne lâche pas prise ! Je vous invite ( enfin, à ceux qui le veulent bien ) à venir sur mon ch'ti blog :

http://wolftone.over-blog.com/

Pour l'instant, y a que moi qui écris, avec des rubriques critiques ciné, mais aussi sorties DVD, et d'ici peu " les incontournables ciné ". Mais j'espère que certains d'entre vous viendront y écrire ce qu'ils veulent, sur la musique, la politique, la litterature, la cuisine, les vaches irlandaises...

Alors que ceux qui aimaient bien mes post ciné s'inscrivent au blog, je ferai tout mon possible pour être à la hauteur !

A plus !

Alain COCHOIS
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Published by Alain COCHOIS - dans Cinéma
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:10

En partenariat avec GREENPEACE projection du documentaire au cinéma le Prado :

« LE MONDE SELON MONSANTO »

MARDI 15 AVRIL à 20H30

EN PRESENCE DE LA REALISATRICE MARIE-MONIQUE ROBIN

Tarif unique 5 €

Après une enquête implacable de trois ans menée en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, ce film nous révèle le projet gémonique de Monsanto, menaçant la sécurité alimentaire du monde mais aussi l'équilibre écologique de la planète. Ce film reconstitue la genèse d'un empire industriel devenu l'un des premiers semenciers de la planète. Il montre comment, derrière l'image de société propre et verte que décrivent les campagnes publicitaires, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde mais aussi l'équilibre écologique de la planète.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:06

Soirée avec les étudiants d'Euromed

Dimanche 13 Avril à 20h30

Projection du documentaire au cinéma le Prado "We feed the world"

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=115438.html

"Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales..."

Suivie d'un débat avec Denys Piningre (Attac) ainsi que des représentants de Alliance Provence (AMAP) et de la CLCV. (Tarif 6€)

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 12:23

C’est fou comme les espagnols aiment les maisons hantées, les histoires qui font peeeuuuurrr, les ch’tis enfants pas gentils parce que morts… Mais on leur en veux pas, tant ils sont doués pour ça ! Doué au point de donner de véritable leçons aux américains ! Epatant pour un pays dont la production cinéma se limitait il y a encore peu à Almodovar d’un côté, et l’insaisissable Alex de la Iglesia de l’autre…

Mais ça, c’était avant l’avènement de cinéaste ultra doué comme Jaume Balaguero ( « Darkness », « La secte sans nom », de vraies bombes… ), Alejandro Amenabar (« Ouvre les yeux », « Les autres » ) ou Nacho Cerda ( « Aftermath », « Abandonned », le film le plus flippant de ces dernières années… ). Des gars croyant dur comme fer en leur histoire, respectant le genre, l’élevant très haut au dessus de la majorité des films d’horreur actuels.

Et voilà qu’un petit nouveau pointe le bout de son nez, Juan Antonio Bayona, un mec sensible, Juan, mais un élève encore un peu trop dans l’ombre de ses illustres prédécesseurs…

Bon, ce qui est chiant avec ces films de maisons qui font peeeeuuuurrr, c’est qu’il est impossible de résumé l’histoire sans foutre des « peut-être », « à moins que », « si ce n’est » à tout bout de champs. Depuis « Les autres » d’Amenabar, on a comme qui dirait l’impression que faire un film sans twist final, c’est has been… D’ailleurs, pas un des films cités plus hauts n’a pas son idée-géniales-qui-te-scotche-au-siège-à-la-fin ! Alors on va pas foutre en l’air le plaisir coupable des révélations…

Reste donc l’œuvre en soi. Comme d’habitude depuis quelques temps, un film estampillé « Nouvelle vague espagnole » est un gage de qualité. Rien à redire sur la qualité des images : c’est chiadé, ça colle à l’histoire avec cohérence, la musique sait être présente comme elle sait disparaître, vous l’aurez compris, rien ne surprend… Bayona connaît ses classiques, il les respecte tant qu’il en oublie que nous aussi, on connaît les ficelles. Le plaisir visuel est tout de même au rendez vous, les acteurs tiennent parfaitement la route ( avec un petit plus pour le gosse, Roger Princep, qui n’est ni exaspérant, ni mielleux, et un moins pour le choix de Géraldine Chaplin en médium au grand cœur, personnage pompé sans finesse sur celui de Zelda Rubenstein dans « Poltergeist », mais oui, la naine médium ! ), la bande son assure… on est presque parti pour dormir tant tout est ultra codifié.

Alors pourquoi payer 10 euros dans ce cas ? Primo, parce l’ensemble est fait avec beaucoup d’honnêteté. Mieux vaut un film sous influences mal digérées mais respectueux qu’un truc soit disant ultra original et chiant comme la mort. Il y a bien des problèmes de rythme ( trop de moments sont consacrés à l’attente, tuant parfois dans l’œuf un gros potentiel émotionnel ), mais ils sont vites effacés par de vrais moments de bravoures…

Et c’est cela qui amène le secundo, le véritable plaisir du film. Deux idées géniales, qui ramène l’ensemble vers le monde de l’enfance dans ce qu’elle a de plus jouissive, de plus beau. Bayona parvient à insuffler du suspens dans de simples jeux d’enfants, voir même à pervertir l’un deux pour le faire sombrer dans l’horreur. Et c’est dans ces moments magiques qu’il fait preuve d’une grand savoir faire, d’un amour réel pour son scénario.

Voilà donc Juan Antonio Bayona qui vient taper à la porte des grands. Il se glisse doucement entre le maître Balaguero et le surdoué Cerda. On imagine ces grands frères lui faire une petite place dans le cercle fermé et ultra productif du cinéma fantastique espagnol. « Maintenant, faut bosser dur gamin. Faut nous étonner. ». J’suis assez confiant…
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Published by Alain Cochois - dans Cinéma
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 13:09

L’inspecteur Bun est un profiler capable de voir les différentes personnalités vivant à l’intérieur des gens. Il les personnifie, leur donne corps, c’est ce qui fait de lui un policier hors pair, mais aussi ce qui le pousse à prendre sa retraite et vivre en reclus. Lorsque le jeune inspecteur Won se trouve confronté à une série de braquages sanglants effectués avec une arme de flic, c’est Bun qu’il va chercher pour l’aider, le sortant de sa vie d’ermite.

Stakhanoviste du cinéma de Hong Kong ( prés de 50 films en moins de 30 ans ), Johnnie To excelle dans le polar musclé à dimension humaine : mise en scène léchée, grandiloquente parfois, il insuffle à chacun de ses métrages des liens forts entre ses personnages, relevant le tout bien au dessus du simple exercice de style. Amitié, respect, honneur, la panoplie des valeurs asiatiques est souvent au grand complet dans ses films, qui du coup ( et surtout ces dernières années ) semblent tous sortis du même moule.

« Mad Detective » ne pouvait pourtant pas se glisser dans celui ci si aisément. To s’oblige à autre chose en choisissant de filmer un thème aussi cérébral ( Bun est il un schizophrène ou un médium ? ) que profondément humain ( la solitude de Bun, la volonté de croire de Won ). Il délaisse une bonne partie de ses effets de mise en scène, incompatible avec son sujet, et relègue l’enquête à l’arrière plan pour se concentrer sur Bun. D’où un film à deux niveaux, hybride, voire bancal.

Il aurait fallu que To abandonne totalement les codes du film policier pour que son film décolle complètement. La nécessité de rigueur qu’impose une enquête ne peut être amputée en partie sous prétexte qu’elle n’est pas le sujet. Prendre des raccourcis pour la résoudre, tisser de fils blancs l’intrigue est un choix louable parfois, mais rendre le tout cohérent et compréhensible est une obligation à laquelle on ne peut déroger, sans risquer de perdre le spectateur en route. To, qui pourtant faisait preuve dans ses précédents films d’une maîtrise solide, plonge le spectateur dans un fouillis mal dégrossi de flingues volés, de numéros de série falsifiés. Surtout, il n’arrive pas à élever l’enquête au dessus du simple fait divers, et on comprends mal pourquoi Won vient chercher un flic profiler pour une simple série de cambriolage.

Mais ce que To perd en rigueur, il le gagne au centuple en émotion. Lau Ching-Wan plane au dessus du monde en inspecteur Bun, sorte de clown triste aux méthodes si peu orthodoxes que chacune de ses initiatives est un moment de poésie. Bun est aussi envahissant que les « démons » qui l’aident à comprendre la psyché de ses suspects, il est le centre de toutes nos attentions, écrasant au passage l’ensemble du casting. To le cajole, le laisse libre dans toutes ses folies, et filme avec une grande tendresse ses cicatrices, son âme écorchée. Car Bun ne pouvait être aussi touchant s’il ne souffrait pas. Le réalisateur met sa technique, son sens de la mise en scène, au service de cette douleur, de cette solitude, recadrant ses grandiloquences passées au niveau d’un homme. On aurait pu craindre que le réalisateur de « PTU » et « Breaking News » n’arrive pas à s’adapter à l’intimisme du scénario. Nous sortons rassurés : To est bel et bien un auteur, capable de refreiner ses envolées lyriques, tout en gardant sa classe et sa maîtrise.

Film sur le deuil, sur l’incompréhension, film poétique ( l’ombre de Park Chan Wook plane sur l’ensemble du métrage ) et drôle, « Mad Detective » aurait gagné à être totalement débarrasser de ses oripeaux de policier, pour s’assumer en tant que comédie dramatique.
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 22:03

C’est inépuisable. C’est une corne d’abondance, une machine à film et à fric. Stephen King a été adapté prêt d’une cinquantaine de fois, et a inspiré une foultitude de réalisateur. Un truc de malade… Kubrick, Carpenter, de Palma, Cronenberg en ont tiré le meilleur, Kasdan et certains tâcherons ont fait de vrais bides ( « Dream Catcher », « Peur Bleue »… ), la télé câblée américaine a profité et profite toujours de la manne, bref, Stephen King, en plus d’être un auteur ultra prolifique, est aussi la véritable poule aux œufs d’or des grands et petits écrans.

Un style simple, une construction narrative rôdée à l’extrême, plus qu’un génie de la littérature, King est surtout une formidable artisan plein d’idées géniales. Mais, bizarrement, peu de films arrivent à transposer sur pellicule des œuvres à priori si évidentes.

Le problème, c’est que King installe ses histoires sur des dizaines de pages avant de passer à l’action. Il nous conte des histoires qui offrent autant de possibilité d’adaptation qu’il y a de genre dans le cinéma. « Shining » est un chef d’œuvre indéniable, mais Kubrick n’adapte pas, il interprète.  Idem pour « Carrie », « Dead Zone »… Et lorsqu’on tente de coller au texte, lorsqu’on veut se plier au schéma très particulier de l’auteur, le format télé s’impose, et la qualité se perd dans des téléfilms fleuves ( « Rose Red », « LesTommyKnockers »… ). Non pas qu’ils soient réellement mauvais, mais plutôt qu’ils s’épuisent assez vite, et bénéficient d’un budget trop limite pour les visions de cauchemar qu’ils sont sensés nous délivrer.

Deux réalisateurs sont devenus les alter ego du King aux yeux du public, chacun dans son registre. D’un côté, Mike Garris, Monsieur « Masters of Horrors » ( une anthologie télé regroupant des vétérans de l’horreur comme Landis, Carpenter, Argento… ), qui préfère quand ça saigne, un fan de l’auteur dans sa version horreur. Puis il y a Frank Darabont.

Après avoir été un scénariste de série B à tendance Z ( « Freddy 3 », le remake du « Blob », et « la Mouche 2 », que du bon ! ), il prend tout le monde à contre pied en réalisant en 94 « Les évadés »,  avec Tim Robbins et Morgan Freeman, rejoignant ainsi Rob Reiner et son très beau « Stand by me » ( 1986, ben vouais, ça rajeuni pas tout ça… ), les deux préférant promouvoir un aspect moins commun de la bibliographie de King, sans vampires ni dimension parallèle.

1999, Darabont remet le couvert avec autant de succès en tournant « La ligne Verte », toujours dans une veine plus intimiste que fantastique, puis il semble arrêter sa fixation sur l’écrivain du Maine… jusqu’à « The Mist ».

Plus technicien qu’auteur, son classicisme servait à merveille ses deux précédentes adaptations, mais montre ses limites dans le cadre d’un film beaucoup plus ouvertement fantastique… ce qui pousse Darabont à  ramener son film vers l’intimisme. Vous me suivez ? Pas grave, on reprend.

Darabont aime poser des situations fortes, regarder ses personnages se démener avec leurs consciences, et, sans pour autant pondre des chefs d’œuvres, nous livrer des films honnêtes. La trame de base de « The Mist » ne pouvait que lui plaire : une cinquantaine de personnes se retrouvent bloquées dans un supermarché par un brouillard cachant des créatures monstrueuses. Elle lui plait tellement qu’il déroge à la règle que semblait avoir gravé dans le marbre la grande majorité des précédentes adaptations de Stephen King : Darabont emprisonne les protagonistes au bout d’une quinzaine de minutes, là où les autres étalés les présentations sur un bon tiers du métrage.

Puis il lance la guerre psychologique… Ceux qui veulent fuir contre ceux qui veulent se terrer, les faux courageux vraiment cons contre les braves obligés d’être fort, les croyants contre les non croyants… Les possibilités sont immenses, et force est de reconnaître que Darabont maintient le tout avec une véritable maîtrise. Si grande d’ailleurs que le film perd de sa force lorsque le surnaturel entre en jeu. Comme si les créatures ( du reste assez bâclées visuellement ) ne l’intéressaient pas vraiment, tant la force de la situation est suffisante sans y inclure l’élément surnaturel. Le réalisateur ne commet pourtant pas l’erreur de totalement foirer leurs différentes apparitions mais elles ne réussissent vraiment à nous scotcher au siège que lorsqu’elles sont rattachées à cette fameuse dimension humaine ( l’attaque dans la réserve est d’ailleurs une leçon d’équilibre entre psychologie et horreur brute : magistral ).

Mais si le film devait rester dans les mémoires, ce serait grâce à son final. Sans être une parfaite réussite ( le superbe titre des Dead Can Dance, « The Host of Seraphim », en plus de ne pas être un choix très judicieux,  est en plus coupé en plusieurs segments qui l’amputent totalement de sa force dramatique ), il fait montre d’une noirceur, et, surtout, d’un cynisme incroyable. Beaucoup utilise ces termes à chaque fois qu’un réalisateur décide de zapper le bon vieux happy end. Darabont va beaucoup, mais alors beaucoup plus loin que la quasi totalité de la production américaine ( mondiale ? ) actuelle. Maladroitement, il nous livre sa déclaration d’amour désespérée à l’être humain : VOUS êtes les fautifs, VOUS vivez dans votre monde fait de paranoïa, VOUS n’avez plus d’espoir. Comme un enfant pointant le canon de son arme sur sa tempe sous les yeux de ses parents pour leur prouver qu’ils l’ont poussé à ce geste désespéré. Maladroite, cauchemardesque, et ultime, la fin que nous livre Darabont nous pousse à le respecter. Bravo.

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 18:32

A peine trois films sortis sur l’actuelle guerre en Irak, et déjà, la machine semble tourner à vide. Epuisé par la grande vague de films sur le Vietnam, le cinéma américain n’arrive pas à retrouver l’inventivité, la force, le pouvoir de dénonciation de l’époque. Parce qu’il n’y a plus de réalisateurs de la trempe d’alors ? Pas vraiment : bien qu’effectivement, il y a eu une grande perte de créativité de l’autre côté de l’Atlantique, il reste suffisamment de bons metteurs en scène et scénaristes pour tenir encore quelques temps. Parce qu’il n’y a plus grand chose à raconter ? Oui et non : on pourrait transposer beaucoup d’histoires inspirées du Vietnam au bourbier irakien, les redites sont donc inévitables. Mais certains sujets sont éternels, et ne doivent pas être jetés aux oubliettes sous prétexte qu’ils ont été maintes fois traités.

Hasard des calendriers ou volonté des distributeurs, « Redacted » de Brian de Palma sort dans nos salles quasiment en même temps que « Battle for Haditha ». Même sujet ( les exactions des GI en Irak ), même approche ( faux documentaires / témoignages ), et à l’arrivée, deux films bien, bien différents. Brian de Palma a toujours été un cinéaste voyeur : « Body Double », « Blow out », « Snake eyes », celui qui fut un temps vu comme le digne enfant de Hitchcock a joué, et parfois avec un génie réel, avec presque toutes les variantes de la notion de point de vue. « Redacted » suit la même logique, la poussant à l’extrême : tout ici est utilisé comme moyen narratif. Internet, caméscope, caméra de surveillance, documentaire, chaque source est une pièce de puzzle apportant un point de vue, un témoignage, à l’édifice. La notion de séquence est donc doublée d’un artifice de prise de vue, qui pourrait presque être lu comme suit ; au lieu de l’éternel « Séquence 1 – caserne – intérieur jour », il faudrait ajouter l’annotation « Caméscope ». Le film devient exercice de style, de Palma nous servant un bien beau cours de montage, réussissant à maintenir une chronologie avec ce procédé casse gueule.

Mais l’émotion dans tout cela ? Car comment immerger le spectateur dans la vie de cette garnison de GI si nous sommes continuellement présents ? Le réalisateur assume la présence de la caméra, et il l’impose donc à ses personnages, par le biais du GI Alvarez, jeune troufion faisant l’armée pour entrer en fac de ciné, et filmant tout en vu de monter son « journal d’une guerre ». De ce fait, impossible pour les autres de faire comme si elle n’était pas là, et beaucoup de séquences ne sont au bout du compte qu’un témoignage tronqué par sa présence. Du coup, de Palma est obliger de tricher un peu pour les deux séquences principales du métrage ( la mort d’un Sergent et la fameuse scène de la bavure ) : il fait en sorte qu’Alvarez soit oublié, il le met un peu hors action, bien conscient qu’un minimum de distance est nécessaire. Et les deux séquences d’être celles qui fonctionnent le plus, celles qui tétanisent, qui horrifient.

Quid du reste ? Un catalogue des moyens de communications modernes, une neutralité qui noie un peu la force du message dans un défilé de changement de grain, de cadre ( docu filmé avec un peu trop de classe, puis le caméscope, passage par le net, détours par le reportage télé, ça fatigue à force ), et impression qu’au bout du compte, « Redacted » se rajoute à la déjà très longue liste des films sur la guerre, quelle qu’elle soit, où qu’elle soit…

Exercice de style plus qu’œuvre de cinéma, le film souligne surtout l’obsession de son réalisateur pour le média comme témoin d’une époque. Il pose aussi une question dérangeante : qu’elle est donc la différence entre cette guerre et toutes les autres ? « Jarhead » avait donné un nouvel éclairage ( sur la précédente, toute fois ), en nous expliquant qu’on y passait plus de temps à attendre que dans toutes les autres. « Dans la vallée d’Elah », lui, nous avertissait : la guerre peut révéler des aspects noirs dans le cœur de nos fils et/ou frères envoyés au combat. Mais est ce bien nouveau ? Comment arriver à maintenir l’intérêt des spectateurs pour un thème si présent dans nos cultures qu’il en est presque banalisé ? « Redacted » n’apporte pas la réponse, et c’est ce qui fait qu’il sera oublié d’ici quelques mois, à la différence d’« Apocalypse Now » de Coppola, « Fullmetal Jacket » de Kubrick, et peut être bien, dans une moindre mesure toute fois, « Dans la vallée d’Elah » de Paul Haggis. Des films au message pacifiste similaire, mais indéniablement plus puissant.

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